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Le quotidien au Centre de revalidation pour les espèces animales vivant à l’état sauvage (CREAVES) « La grange sauvage » à Perwez

20 juillet 2021
par  Sébastien Van Malleghem
( Tout... sauf le virus ! , Photo )

La nature nous entoure, que l’on vive en ville ou en campagne. Un arbre, un buisson, un parc, un champ, un jardin abrite certainement une faune que nous ne verrons que très peu. L’animal est devenu extrêmement craintif de l’espèce humaine.

La nature nous entoure, que l’on vive en ville ou en campagne. Un arbre, un buisson, un parc, un champ, un jardin abrite certainement une faune que nous ne verrons que très peu. L’animal est devenu extrêmement craintif de l’espèce humaine.

À mesure que l’Humain bétonne, tond, construit, roule, ou vit, tout simplement, il détruit et blesse trop souvent cette faune sauvage, devenue bien trop fragile. Les jardins composés de carrés verts sans arbres ni fleurs ne servent à rien, qu’on se le dise.

Le printemps est bien installé, et sont revenues avec lui les tondeuses automatiques de nos jardins, robots qui massacrent des hérissons et autres rampants qui sont apportés balafrés et agonisant au CREAVES. Halan et Xavier ont créé et portent le centre de la Grange sauvage à bout de bras, avec l’aide de quelques bénévoles. Ils m’expliquent que c’est presque une infirmerie de guerre au quotidien, tant le nombre de victimes est important.

Ouvert depuis à peine trois semaines, ils reçoivent déjà chaque jour une petite dizaine de hérissons déchiquetés, de nombreux passereaux et autres oiseaux n’ayant pas vu nos vitres trop propres, ou tombés du nid lors de travaux de rénovation de toiture. Un autre jour, un renardeau déshydraté, affamé et en pleine hypothermie est amené en urgence, Il sera soigné, nourri, réchauffé grâce à l’équipe du CREAVES, qui est en contact permanent avec des vétérinaires. Les champs sont devenus bien trop stériles, et les bosquets bien trop désolés, et la faune se meurt sous nos pas, en bord de route quand elle n’est pas happée par une voiture.

Le centre n’a reçu qu’une aide minime de la Région wallonne et fonctionne grâce aux dons des citoyens. Dans cette grange retapée à la sueur du front des propriétaires, on entend les passereaux, pies et corbeaux demander à manger, et des mammifères en convalescence qui espèrent un retour rapide à la vie sauvage. En attendant, les animaux peuvent souffler un peu ; la Grange sauvage offrira un peu de répit aux survivants.

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