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Basket-Ball - Giovanni Bozzi : “Rien ne remplace le jeu !”

9 juillet 2021
par  Damien Maréchal
( Le virus du sport , Presse écrite )

Quatre arrivées ont déjà été officialisées à Pepinster qui compte encore bien acquérir deux renforts étrangers pour la saison prochaine. Et puis, il faudra se relancer après des mois d’arrêt...

Les dames de Pepinster, équipe de division 1 de basket-ball, n’ont plus foulé le parquet en compétition depuis la mi-octobre 2020. La pandémie avait à l’époque mis sur pause le championnat de Top Division Women 1. Lorsque la seconde vague de contaminations se calmait quelque peu en décembre, la plupart des équipes de l’élite belge - et surtout celles qui allaient entrer dans une compétition européenne - ont souhaité voir le championnat national reprendre. Avec un protocole strict à l’image de ce qui se faisait déjà chez les messieurs de l’Euromillions Basket League. Deux formations (Pepinster et Charleroi) n’ont néanmoins pas adhéré à la proposition de la fédération qui, de son côté, avait annoncé ne pas vouloir sanctionner les clubs qui déclineraient l’invitation à reprendre.

“Nous avons toujours souhaité être constructifs et étions prêts à prendre nos responsabilités mais pas dans n’importe quelles conditions”, communiquait alors la direction du club pepin. “Sanitairement, notre région a été et est toujours très durement touchée par la pandémie. Nos filles et le staff en ont également durement fait les frais. Le protocole mis en place pour le sport professionnel n’est pas adapté à des clubs amateurs ni à des joueuses non professionnelles. Dans notre équipe, nos filles sont médecins, kinésithérapeutes, enseignantes, étudiantes… et reprendre, avec ou sans protocole, un sport de contact indoor est très risqué.”

Dans la foulée, le club se séparait de ses joueuses étrangères qu’il n’était plus possible économiquement de conserver sous contrat. Le club espérait à l’époque pouvoir organiser des rencontres amicales en 2021 mais jamais la situation sanitaire ne l’a permis.

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© Damien Maréchal

Un recrutement tourné vers l’étranger

Comment rebondir alors pour à nouveau être compétitif dans un futur championnat où dix des douze équipes ont continué à jouer ?

“Après cette saison avortée, il faut tout reconstruire”, constate Giovanni Bozzi, le coach des dames de Pepinster. “On aurait voulu mettre la main sur l’une ou l’autre joueuse belge de haut niveau mais cela s’est vite avéré impossible financièrement pour le club.”

C’est donc vers l’étranger que le staff s’est tourné avec les arrivées déjà officialisées de la suissesse Léa Favre (poste 4), de la jeune meneuse internationale bulgare Maria-Magdalena Kolyandrova et de l’ailière française Valentine Gautier (un retour). Nina Epis, une ailière de 19 ans qui aurait dû évoluer avec Ganshoren (R1) cette saison, complète le recrutement actuel.

“Mais on ne pourra en rester là !”, précise le T1 pepin. “La priorité avec un budget légèrement inférieur au dernier, c’est de dégoter à présent une solide intérieure qui aura des centimètres à faire valoir pour renforcer notre rebond mais aussi apporter un certain capital points. On cherchera ensuite aussi encore une ailière pour étoffer le jeu extérieur."

Départ d’Overath, arrivée de Lenglois comme préparateur

Car Pepinster sait qu’il devra se passer de Charlotte Overath qui ne se relancera pas à ce niveau en raison d’impératifs professionnels. Autre changement mais au niveau du staff cette fois, l’arrivée de Steve Lenglois au poste de préparateur physique. Cet ancien joueur du club - dont la dernière affectation était Sprimont en TDM2 - a décidé de stopper sa carrière sportive. “Il travaille déjà actuellement une fois par semaine avec ce qui reste de l’équipe”, poursuit Giovanni Bozzi. “Et j’entrevois un réel plus pour le groupe surtout après le long arrêt imposé par la crise sanitaire.”

Depuis début mars, et après accord de la Ministre des Sports, les Pepines bénéficient de leur statut d’équipe de D1 pour s’entraîner deux fois par semaine en salle. ”Du physique et de la technique individuelle sans contact”, précise le coach pepin. “Et si à l’avenir on reçoit l’autorisation, on ira vers du travail en opposition voire des matchs amicaux. Car rien ne remplace le jeu. Il faudra sans doute d’ailleurs adapter la préparation dans ce sens. Arrêter et corriger lors d’un entraînement, c’est important. Mais il faudra aussi parfois laisser dérouler pour retrouver du rythme. Et plus que jamais, les matchs d’avant saison auront toute leur importance.”

Raison pour laquelle Giovanni Bozzi demandera à ce que ses renforts étrangers soient présents et opérationnels, cette fois, au minimum six semaines avant la reprise de la compétition.

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